Lourdement battu par le Paris Saint-Germain en huitièmes de finale de la Coupe du Monde des Clubs (0-4), l’Inter Miami a sombré sans réellement inquiéter une formation parisienne appliquée et dominatrice. Dans cette soirée morose pour la franchise floridienne, un seul homme est sorti du lot : Lionel Messi. Une prestation isolée que Zlatan Ibrahimović n’a pas manqué de souligner au micro des journalistes présents après la rencontre.
L’ancien buteur du PSG, fidèle à son franc-parler légendaire, s’est insurgé contre les critiques visant l’octuple Ballon d’Or. « La défaite de Messi ? Non, non, ne me parlez pas de défaite comme si elle lui incombait ! Messi n’a pas perdu, c’est l’Inter Miami qui a sombré ! », a-t-il lancé d’entrée, visiblement agacé. « Avez-vous regardé ce match ? Il joue avec des statues, pas avec des partenaires. S’il était dans une vraie équipe – à Paris, à Manchester, dans n’importe quelle écurie digne de ce nom – alors vous auriez vu le vrai lion. »
Pour le géant suédois, la contre-performance de l’équipe américaine ne reflète en rien les capacités du champion du monde argentin. Au contraire, il estime que Messi continue de faire preuve d’un talent hors normes malgré un contexte peu propice à l’excellence. « Il continue à jouer parce qu’il aime le jeu. Il peut encore faire ce que 99 % des joueurs sont incapables d’imaginer. Mais autour de lui ? On dirait des hommes qui courent avec des sacs de ciment sur le dos ! Il n’y a ni entraîneur, ni meneur, ni même un joueur capable de comprendre les déplacements sans ballon. »
Toujours aussi tranchant, Ibrahimović n’a pas mâché ses mots pour dénoncer le niveau collectif affiché par l’Inter Miami, tout en prenant la défense de son ancien coéquipier du Barça. « Vous voulez pointer du doigt Messi ? Revenez quand il jouera avec Ronaldo, Mbappé, Haaland ou Zlatan. Là, vous pourrez débattre. Aujourd’hui ? Il est un géant parmi des fantômes. Ce n’est pas le Messi que je connais. C’est un immense joueur enfermé dans un cirque. »
Et de conclure dans une formule à la fois poétique et menaçante : « Donnez-lui une vraie équipe et il mettra encore le feu au stade. Parce que, quoi qu’il arrive, Messi reste Messi. Mais ce soir ? Ce n’est pas sa défaite. C’est celle de l’Inter Miami… et du football. »
Une déclaration forte qui ne manquera pas de faire réagir, notamment du côté de Javier Mascherano et de l’encadrement argentin, attachés à une vision plus collective du jeu. Mais une chose est sûre : Zlatan Ibrahimović n’a pas changé, et Lionel Messi n’a pas dit son dernier mot.

































































