L’Inter Milan quitte prématurément la Coupe du Monde des Clubs. Ce lundi soir, les Nerazzurri ont été battus par une solide équipe de Fluminense (0-2), à l’occasion des huitièmes de finale disputés aux États-Unis. Une élimination inattendue qui confirme la mauvaise passe du club lombard.
Dans une compétition qui fait toujours débat, entre calendrier contesté et intérêt sportif incertain, les favoris avaient jusqu’ici tenu leur rang. Chelsea, le Bayern Munich, Palmeiras et le PSG avaient déjà composté leur billet pour les quarts de finale. L’Inter Milan, finaliste malheureux de la dernière Ligue des Champions, devait logiquement suivre le mouvement. Mais face à Fluminense, le vice-champion d’Europe a chuté, emporté par la détermination et l’intelligence tactique d’un adversaire mieux préparé.
Un début de match catastrophique pour l’Inter
Dès les premières secondes, les Brésiliens ont envoyé un message clair : ils n’étaient pas venus pour faire de la figuration. Sur leur première véritable offensive, après une récupération haute dans le camp adverse, Arias a centré côté droit. Son ballon, dévié, a trouvé German Cano, parfaitement placé, qui a ajusté Yann Sommer d’une tête subtile entre les jambes du portier suisse (2e, 0-1). Un coup de tonnerre dans le ciel italien.
L’Inter, cueilli à froid, a tenté de réagir, notamment par l’intermédiaire de Dimarco dont la frappe lointaine a fait trembler les filets… extérieurs (11e). Mais les coéquipiers d’un Thiago Silva impérial n’ont rien lâché. Bien en place, rigoureux, Fluminense a intelligemment laissé venir son adversaire pour mieux le contrer. À la demi-heure de jeu, Xavier a même eu l’occasion de tuer le match mais a complètement manqué son duel avec Sommer (30e). Juste avant la pause, Ignacio croyait doubler la mise mais son but a été refusé pour un hors-jeu logique (41e). Un premier acte dominé sur le plan mental et stratégique par les Brésiliens, tandis que les Italiens peinaient à sortir la tête de l’eau.
Un Inter impuissant, un Fluminense héroïque
La seconde période n’a guère changé le scénario. L’Inter Milan, désorganisé et peu inspiré, n’est jamais parvenu à imposer son rythme. Fluminense, de son côté, a continué de harceler le milieu adverse, tout en procédant par transitions rapides. Les occasions de break se sont multipliées (57e, 63e), sans pour autant trouver le fond des filets.
Christian Chivu, sur le banc intériste, a multiplié les changements, mais ni l’entrée de joueurs frais ni les tentatives répétées de Lautaro Martinez (81e, 82e) n’ont permis de changer le cours du match. Et alors que les Italiens jetaient leurs dernières forces dans la bataille, c’est Fluminense qui a asséné le coup de grâce. Sur une touche anodine, Carboni a mal évalué le ballon, laissant Hercules Pereira s’échapper et battre Sommer d’un tir croisé imparable (90+3e, 0-2).
Fluminense en quarts, l’Inter sombre
À l’issue d’un match parfaitement maîtrisé, Fluminense s’offre une victoire de prestige et valide son billet pour les quarts de finale. L’Inter Milan, lui, quitte la compétition sur une prestation bien en-deçà de son statut. Une nouvelle désillusion pour un club qui traverse une période délicate, tant sur le plan sportif que mental.
Loin d’un simple exploit, la performance de Fluminense est le fruit d’une organisation irréprochable, d’un collectif engagé et d’un réalisme clinique. À l’inverse, l’Inter Milan devra sérieusement se remettre en question s’il veut relever la tête dans les semaines à venir.

































































