L’été de Rodrygo a été marqué par l’incertitude. À seulement 24 ans, l’attaquant brésilien a vu son nom circuler dans de nombreux bureaux européens, au moment où Xabi Alonso, fraîchement nommé à la tête du Real Madrid, lui faisait comprendre qu’il n’était pas une priorité dans ses plans. La direction, prête à écouter des offres autour de 100 millions d’euros, ne semblait pas opposée à un départ. Dès lors, les spéculations se sont multipliées : du PSG à Liverpool, en passant par Manchester City, le Bayern Munich, Tottenham ou Arsenal, les prétendants n’ont pas manqué. L’Angleterre apparaissait même comme une destination privilégiée pour le joueur. Pourtant, malgré l’intérêt affiché, aucune proposition concrète n’a finalement vu le jour.
Face à ce silence, Rodrygo a tranché : il resterait madrilène. Entré dans sa septième saison au club, il s’accroche à son rêve blanc et se fixe un défi de taille, celui de convaincre Xabi Alonso et de s’installer durablement dans le onze de départ. L’ancien de Santos a d’ailleurs exprimé très clairement son souhait : il veut s’imposer sur le côté gauche de l’attaque, un poste déjà occupé par son compatriote et ami Vinicius Junior.
Le message a été entendu. Alonso, partisan d’une concurrence stimulante, n’y voit aucun inconvénient. Ainsi, face à Oviedo lors de la deuxième journée de Liga, Rodrygo a été titularisé sur ce flanc gauche, tandis que Vinicius prenait place sur le banc. Mais lors du match suivant, contre Majorque, les rôles se sont inversés, Vinicius retrouvant sa place et Rodrygo se contentant d’une entrée en fin de rencontre. Cette alternance pourrait bien s’installer au fil de la saison, l’entraîneur semblant déterminé à laisser cette rivalité sportive s’exprimer.
Rodrygo, lui, accepte la difficulté du challenge. Il sait que Vinicius part avec une longueur d’avance, mais il n’a pas peur de se mesurer à lui. Son objectif est assumé : bousculer l’ordre établi, prendre la place de son compatriote et s’imposer à gauche. Plus qu’un combat individuel, c’est pour lui une nouvelle bataille dans son histoire madrilène, faite de patience, de travail et de résilience.

































































