Déjà victorieuse en Bulgarie lors de son entrée en lice, l’Espagne a confirmé son statut d’épouvantail en qualifications pour le Mondial 2026. En déplacement à Konya, la Roja n’a laissé aucune chance à la Turquie, balayée sur le score sans appel de 0-6 ce dimanche soir.
Championne d’Europe en titre et récente finaliste de la Ligue des Nations, la sélection de Luis de la Fuente poursuit sa démonstration de force. Attendue face à l’adversaire le plus redoutable de son groupe E, l’Espagne n’a jamais tremblé. Au terme d’une première période maîtrisée de bout en bout, les coéquipiers de Lamine Yamal menaient déjà 3-0, étouffant totalement les espoirs turcs. Le collectif espagnol a imposé un rythme infernal, trop élevé pour les hommes d’Arda Güler. Fluidité, pressing, verticalité : tout y était. L’équipe ibérique, sûre de ses forces, a déroulé son football jusqu’à infliger une véritable correction. En Espagne, la presse n’a pas tardé à s’enflammer. « On pensait ne plus jamais retrouver l’Espagne de Casillas, Xavi, Villa et Iniesta. Mais cette génération, dirigée par De la Fuente, semble destinée à égaler, voire à dépasser les exploits de ses illustres aînés », écrit notamment Marca, persuadé que cette Roja peut viser le sommet aux États-Unis l’été prochain.
Parmi les grands artisans du succès, Pedri, auteur d’un doublé, a salué « un match parfait » de toute l’équipe, insistant sur l’intensité et la rigueur collective. Mais la soirée appartient surtout à Mikel Merino, qui a signé le premier triplé de sa carrière. Un symbole de la montée en puissance d’un joueur en pleine confiance : « L’an dernier, j’ai appris à jouer plus haut. Aujourd’hui, cela me semble naturel. Ce soir, tout a fonctionné », a-t-il confié, sourire aux lèvres.
En deux rencontres, l’Espagne affiche un bilan implacable : neuf buts marqués, zéro encaissé, et surtout une impression d’autorité grandissante. Entre jeunesse insouciante et expérience confirmée, cette équipe trace son chemin avec l’ambition affirmée d’aller chercher une deuxième étoile, le 19 juillet prochain au MetLife Stadium de New York. La Roja a prévenu le monde entier : il faudra compter sur elle.

































































